Basic instinct

Prise : 028
Film : Basic instinct
Date : 24 février 2010
Auteur : O'Brian

Vous aussi, proposez vos plans qui font la différence ! N'hésitez pas à faire une ou plusieurs captures d'écrans et composez un petit texte à votre sauce... puis envoyez le tout à .


LE film sélectionné aujourd’hui est réalisé par l’un de mes réalisateurs préférés ; un artiste génial que les français, adeptes du bon mot facile, ont souvent surnommé : « le Hollandais Violent » (en référence au Hollandais volant, pour ceux qui n’auraient pas pigé la « blague »).

Au-delà de son charismatique géniteur, ce chef d’œuvre un peu CULte sur les bords (pardonnez-moi d’être un français moyen appréciant les jeux de mots douteux…) a aussi permis d’ajouter une nouvelle arme au panthéon des plus emblématiques armes cinématographique : le Pic à glace (symbole phallique évident pour les deux du fond qui dorment) !

Je veux évidement parler de :

Basic Instinct - Affiche

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Basic instinct est un thriller policier sexy datant de 1992, réalisé par Paul Verhoeven sur un scénario de Joe Eszterhas et avec Michael Douglas, Sharon Stone et Jeanne Tripplehorn.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Basic instinct (IMDB)

Une fois n’est pas coutume, cet article va correspondre parfaitement au titre du film et satisfaire les instincts les plus basiques des lecteurs.

En effet, je vais vous parler d’un nouveau type de plan... assez puissant pour lancer une carrière !

Celui-ci est extrait d’une scène narrative magnifique, renforcée par un très bel éclairage : l’accusée est dans la lumière et les accusateurs sont dans l’ombre.

Mais comme vous vous foutez un peu de ce genre de broutilles pour le moment, ne perdons pas de temps et passons au plan en question :

Basic Instinct - Plan de carrière

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Le fameux "décroisement de jambes de Sharon Stone" est sans aucune doute LE plan le plus important de toute la carrière de l’actrice. Il en a fait couler du sp… heu, de l’encre !

Ce simple cadrage de voyeur réussit à lancer un buzz hallucinant et propulsa la belle blonde sur toutes les couvertures de magazines, en digne héritière d’une certaine Norma Jean Baker, rien que ça !

Pourtant, force est de constater que ce film regorge de plans érotiques très léchés (encore désolé, c’est dans mes gènes…)… mais il faut croire que celui-ci était le plus coquin de tous, le plus iconique, le plus fantasmatique.

Et puis, il fallait passer la vitesse supérieure, les seins nus de Sharon étant de l’histoire ancienne car déjà dévoilés par Saint Paul dans son film précédent : Total Recall. D’ailleurs, jamais quelqu’un n’aura aussi bien filmé Sharon que Paul. Son incroyable beauté dans Total Recall en est une preuve flagrante.

Je sens que vous avez envie d’en avoir la preuve…

Pas la peine de chercher très loin dans le film, la scène arrive à la 3e minute :

Total Recall - Sharon seins nus

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A l'époque de Total Recall, Sharon portait encore la culotte... contrairement à Arnold.

Total Recall - Sharon culotte

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Mais revenons à Basic Instinct...

Et pourtant… et pourtant… et pourtant…… la miss Sharon Stone, submergée par le tsunami médiatique d’une époque dénuée d’Internet, rejeta son décroisement de jambes en bloc, créant ainsi, sans forcément le vouloir, une polémique n’ayant fait qu’augmenter son impact !

Vous en avez peut-être entendu parler d’ailleurs (que celui à qui j’apprends quelque chose ici se dénonce !).

La ligne de défense de la "malheureuse" Sharon était, en gros, la suivante : « Je ne savais pas qu’on allait voir ça. »

… tout comme elle ne savait certainement pas qu’elle ne portait pas de culotte. =^.^=

Dans un sens, il aurait été plus malin de dire que c’était un effet spécial rajouté en post prod, un bon petit montage trompeur comme les jambes de Julia Roberts dans Pretty Woman

Mais non, Sharon a longtemps expliqué qu’elle ne savait pas ce qu’on allait voir à la caméra…

Est-ce crédible mon cher Watson ?

Pour répondre à cette question, je laisse la parole au commentaire audio de Paul Verhoeven et Jan de Bont, son directeur de la photographie, audible depuis le DVD collector du film :

Paul Verhoeven : « Voilà le fameux plan. Est-il vrai qu’au moment du gros plan, je n’étais même pas là ? »

Jan de Bont : « Je ne m’en souviens plus. Ce que les gens me demandent c’est si je savais ce qu’on verrait. Alors écoutez, quand on met la caméra entre les jambes de quelqu’un en ayant un peu de lumière, on est sûr de voir quelque chose ! Non non, tu étais bien là. »

PV : « En plus, on avait constamment un retour vidéo et elle a vérifié les plans. »

JdB : « Mais en vidéo, on ne voit pas très bien. »

PV : « Enfin, je pense que tout ça n’est plus un problème pour elle car elle sait que c’était essentiel pour le film. »

JdB : « Qui plus est, ça a créé autour d’elle est énorme publicité. C’était très positif. C’est un peu ce plan qui a fait d’elle une star ! »

PV : « Mais c’est aussi son contrôle sur la situation qui fait ce plan l’expression de sa domination absolue. »

JdB : « C’est ce qui rend ce plan nécessaire, qu’elle ait voulu le faire ou non. Il était essentiel que l’on ait ce plan. »

Je vous recommande l’écoute de n’importe quel commentaire audio (et, par extension, la majorité des interviews) de Paul Verhoeven tant ce personnage n’a pas sa langue dans sa poche et est passionné par son métier.

Histoire de récompenser les lecteurs ayant atteint ce point de l’article, voici un plan un peu plus serré suivant le précédent au montage.

Basic Instinct - Plan de carrière serré

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Il n’y a donc pas un mais bien deux cadrages différents pour ce même passage. Le montage parle de lui-même, non ? Comment voulez-vous faire croire une seule seconde aux spectateurs que vous n’étiez pas au courant de ce qui se passait ?

Allons… Evidemment qu’elle le savait ! Je ne vais pas vous saouler plus longtemps avec cette question tant c’est évident.

Tout ça pour dire, en résumé, qu’un seul plan bien choisi peut changer la vie d’un acteur et ajouter un buzz plus puissant que n’importe quelle campagne médiatique. Ça vaut le coup de se creuser la tête, non ?

PS : Ah oui, ce film a une suite en forme de nanarSharon est un peu trop siliconée. Je vous conseille d’éviter de perdre votre temps devant cette bouse ou juste la regarder en accéléré pour les plus pervers.

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