Le film sélectionné cette semaine parle de méchants astéroïdes menaçant les capitales les plus prestigieuse de notre planète d’une destruction massive certaine !
Damned, nous sommes perdus !!!!! HELP !!!
Mais non voyons, y’a les américains qui vont monter à l’arrache une équipe de loosers fortes têtes amateurs de bière pour sauver le monde.
Ouf, encore une fois, on a eu chaud…
Il s’agit évidemment de :
Armageddon est un nanar bien crétin, larmoyant et patriotique à souhait réalisé en 1998 par LE spécialiste du genre : le très fin, le très fort, le très constant dans la nullité (7 longs métrage, 7 nanars) : Michael Bay !!!!!! Sur un blabla de (accrochez-vous !) Robert Roy Pool, Jonathan Hensleigh, Tony Gilroy, Shane Salerno, Jonathan Hensleigh et J.J. Abrams (oui oui, le créateur de LOST) et avec notamment Bruce Willis, Ben Affleck et Liv Tyler.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Armageddon (IMDB)
Pour moi, Armageddon est une purge, une vraie, une qui chlingue la débilité et vient quand même percuter le box office mondial.
Pourquoi ?? Les spectateurs sont-ils tous décérébrés ? Non bien sûr.
Parce que derrière toute la couche de graisse pro ricaine, le sentimentalisme gerbant et les incohérences scénaristiques hallucinantes se cache un véritable plaisir coupable.
Michael Bay est mauvais, il fait n’importe quoi avec ses 50 caméras filmant tous les angles possibles en laissant le soin à son monteur de switcher le plus rapidement de l’une à l’autre pour amortir les frais… mais (presque tous) ses films me font envie.
Le casting et la campagne marketing y sont pour quelque chose certes mais au-delà de ça, il y a le pitch porteur de destructions massives, d’explosions, d’effets spéciaux bigger than life, en un mot comme en mille : de SPECTACLE ! De SPECTACLE SPECTACULAIRE même !
En allant voir un film du père Bay, on sait qu’on va en avoir pour notre argent niveau divertissement visuel. Ça va bouger, ça va péter, ça va rocker (c’est pas un film franchouillard parlant de cul et de cocufiages dans une chambre de bonne à Paris si vous voyez ce que je veux dire).
Mais le gros problème de ce genre de film est compréhensible par la métaphore du cadeau de noël :
Imaginez-vous dans une superbe ambiance (neige incluse à l’extérieur), devant un immense sapin, à découvrir vos cadeaux. Et là, parmi tous les petites babioles emballées à l’arrache avec du papier journal, il y a cette merveille : LE cadeau.
Enorme, carré, robuste, brillant, enroulé d’un ruban rose flashy et surplombé d’un magnifique nœud. Votre cœur ne fait qu’un tour, vos yeux sont envoûtés. Un seul désir parcourt votre colonne vertébrale : tirer sur le ruban et soulever le couvercle ! D’ailleurs, c’est ce que vous faites. Et là, ça se complique.
Déjà, l’ensemble est si léger que la traction, au lieu de défaire le nœud, déplace tout le paquet. Ensuite, le nœud s’avère être un truc posé et collé rapidos sans être issu du ruban. Et pour finir, après avoir retiré le couvercle, vous découvrez… un grand vide. Rien, nothing, nada, si ce n’est une sale odeur et un peu de poussière.
Voilà ce qu’est un film de Bay : Un super paquet pour un cadeau vide.
Mais année après année, cadeau vide après cadeau vide, vous gardez espoir et continuez d’avoir envie de regarder à l’intérieur… Même au bout du septième (long métrage du bonhomme) et que vous avez commandé une paire de superbes Transformers issue tout droit de votre enfance… vous obtenez un paquet avec un beau papier à l’effigie des héros !!! Mais l’intérieur est toujours aussi vide…
Michael Bay réalise des films de parc d’attraction. Mais autant c’est jouissif lors d’un ride de 5/10/15 minutes allant droit au but, autant c’est lourdingue quand c’est étiré sur 2 plombes.
Bref, bref, Armageddon, c’est ça :
Ça claque !
Ça pète !!
Ça explose !!
Ça déchire !
Ça pulse !
Mais au-delà de toutes ces belles images à la photographie léchée, il ne reste qu’un trou noir.
Vous allez me dire : « Il est où le plan qui fait la différence ? »
Attendez encore une seconde, j’y viens.
Après tout, un bon gros ride bien foutu, même si c’est creux, ça peut le faire si c’est honnête. De l’action, rien de l’action, toujours de l’action. Je n’ai rien contre.
Mais l’honnêteté est un concept étranger à l’univers cocaïné de Bay.
Jugez plutôt :
A un moment du film, les gentils américains sauveurs du monde filent dans l’espace et atterrissent sur le vilain astéroïde au design flippant et réussi.
Mais arrive LE plan qui fait la différence (1h53m50s environ) :
Vous ne voyez pas ?
Faisons un petit zoom alors.
Damned ! Mais c’est de l’herbe et des pâquerettes !!! On est où là ? Dans les Alpes avec Heidi ???
Je vous rappelle que nous somme sur une sorte de gros rocher dans l’espace, que dans l’espace il n’y a pas d’oxygène et que sans oxygène, il n’y a pas d’herbe ni de fleur (entre autre).
Mais ça, le Bay, après son quatrième rail, il s’en balance. Il va même poser l’une de ses caméras pile devant !
Alors quoi, c’est un oubli ? Une erreur ?
Mon œil !!
C’est pas un film fauché Armageddon, loin de là ! Et avec son budget, ils auraient pu se payer un jardinier pour les faucher, ces pâquerettes !
Ce plan ne fait que prouver, si besoin est, que Michael Bay prend ses spectateurs pour des cons jusqu’au bout ! Ce type n’a même pas la décence de faire un travail soigné…
Une autre théorie laisserait croire l’énergumène tellement con qu’il ignore que l’herbe ne pousse pas dans l’espace (ce qui doit être le cas soit dit en passant), mais vu le nombre de personnes impliquées dans l’affaire, ça semble délicat.
Ou alors, tout le monde l’a vu (enfin, j’espère au moins que le monteur l’a vu !) et ce bon vieux Michael a sorti un truc du style : « What the fuck ! C’est tous des crétins les spectateurs ! Ils ne remarqueront jamais ça ! Laisse-le et viens nous retrouver à la piscine, j’ai un gramme qui n’attend que tes narines. »
Bah ouais… mais non…
Ce plan, c’est pas une erreur.
Ce plan, c’est une insulte.
2 critique(s):
Ah oui, mais en fait non. Quand tu dis que sur 7 films de Bay il y a 7 nanars, je m'insurge.
6, d'accord, je signe moi aussi en bas de la page.
Mais voilà, moi, "Rock", je le regarde toujours avec autant de plaisir.
Non ?
Non.
Enfin, "Oui" je veux dire : tu as parfaitement le droit de le regarder en prenant du plaisir (donc si la question était portée sur cette phrase, je ne peux répondre que "oui").
Moi aussi il y a des nanars que j'aime beaucoup d'ailleurs. J'ai du mal avec ceux de Bay.
Rock est aussi débile que les autres, hyper patriotique, avec des scènes sans aucune utilités (la fuite de Connery par exemple), larmoyant, etc.
C'est de la poudre aux yeux car c'est bien emballé, comme les autres d'ailleurs.
Il dure pas loin d'une heure de trop à mon goût.
Par contre, un très bon point pour l'excellente musique de Zimmer. Une référence de musique de films d'action. ;-)
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